La montée du Crowdsourcing en Afrique

Le Crowdsourcing a connu, ces dernières années, un regain d’intérêt important dans le monde entier. La prémisse sous-jacente du concept est l’idée de maximiser l’utilisation des masses d’individus afin de résoudre un grand problème.

L’application la plus visible et populaire du concept de Crowdsourcing est Wikipedia, l’encyclopédie libre et collaboratif en ligne, qui repose sur des bénévoles partout dans le monde et compte aujourd’hui 1,2 millions d’articles rien qu’en français.

En Afrique, nous assistons aussi à des moyens novateurs dans lequel le Crowdsourcing (externalisation vers la foule) est utilisé comme modèle. Au Kenya par exemple, Ushahidi l’utilise au service de la cartographie sociale, l’activisme social, le journalisme citoyen et de l’information géographique. En Zambie, le Hub Technologique BongoHive, l’a utilisé également pour créer une carte en ligne qui reflète le nombre de clusters d’entreprises des TIC évoluant dans le continent.

Le potentiel du Crowdsourcing en Afrique et son application est, donc, sans limites et concerne tous les secteurs d’activités.

Un aperçu des quatre grands modèles de Crowdsourcing qui se sont développés dans le continent :

1. Le Crowdfunding : il se réfère à la mise en commun de l’argent et des ressources pour des causes spécifiques. Cela pourrait être sous la forme de dons ou de capitaux propres réels. Les plus reconnues des entreprises mondiales de crowdfunding comprennent des noms tels que GrowVC, Kiva, Crowdcube et Kickstarter. GrowVC est actuellement très actif en Afrique et a récemment signé un accord de partenariat avec MLAB pour la promotion du Crowdfunding chez les entrepreneurs Kényans.

2. Le travail distribué : le modèle transfère les emplois et les tâches qui sont traditionnellement attribués à une personne ou une compagnie vers une équipe plus grande. La beauté de ce modèle est que la main-d’œuvre peut en fait être virtuelle et n’importe où dans le monde, y compris l’Afrique. Samasource en est un exemple typique.

3. La connaissance distribuée : elle est l’utilisation du crowdsourcing pour la collecte, le partage et la diffusion des connaissances en s’appuyant sur un pool de ressources. Les exemples donnés plus haut, comme Ushahidi, démontre que l’Afrique dans son ensemble peut bénéficier des applications créatives et innovantes de crowdsourcing dans ce modèle.

4. Les outils collaboratifs : ce modèle est constitué d’applications, de plates-formes et d’outils utilisés pour la collaboration dans un projet. Imaginez le développement d’une application logicielle qui doit faire les tests d’utilisabilité, les outils collaboratifs peuvent, dans ce cas, réduire considérablement le coût du service et le temps nécessaire. En guise d’exemple, Utest est une communauté de professionnels faisant des tests provenant de 180 pays, y compris les pays africains du Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, le Mali, le Sénégal, le Kenya et enfin l’Ethiopie.

3 réflexions sur “La montée du Crowdsourcing en Afrique

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