La consommation collaborative : ce nouveau modèle pourra-t-il séduire l’Afrique ?

Une nouvelle vague déferle sur les pays développés et peut avoir un gros impact en Afrique. Pour ceux qui pensaient que le phénomène de « l’achat groupé » a été la dernière grande mine d’or dans le commerce électronique, sachez que « la consommation collaborative » vient de déclencher une nouvelle ruée des entrepreneurs du web. Dans un monde qui a du mal à se remettre d’une mauvaise passe économique et du réchauffement climatique, ce nouveau modèle de consommation est venu à la rescousse.

Selon Wikipédia :

La consommation collaborative désigne un modèle économique où l’usage prédomine sur la propriété : l’usage d’un produit peut être augmenté par le partage, l’échange, le troc, la vente ou la location de celui-ci.

Ce modèle présente aux consommateurs la possibilité d’étendre leur capacité de participer à des zones auparavant limitées, tandis que les propriétaires de biens, de compétences ou de propriétés peuvent tirer plus de valeur de leur part. Un exemple de ce scénario gagnant-gagnant serait Airbnb qui a pris le monde entier au dépourvu en offrant aux propriétaires fonciers la possibilité de louer leurs propriétés aux voyageurs confirmés. Au lieu de réserver dans un hôtel très cher, un voyageur peut trouver un « endroit décent pour séjourner » à des conditions favorables. Le tarif moyen de location sur le site web est de 50 $ par jour, avec les propriétaires vivant aussi loin que Johannesburg et Rio De Janeiro. La startup est évaluée à 1 milliard de dollars et des concurrents comme Wimdu commencent à suivre.

Dans un contexte où le chômage sévit comme c’est le cas du Sénégal et le reste de l’Afrique, ce modèle de consommation collaborative peut donc être adapté en raison de l’existence d’une population moyenne et soudée. Et il a évolué si rapidement que les gens peuvent même louer leur temps. Beaucoup de diplômés du secteur tertiaire émergent dans un marché qui ne peut pas tous les absorber et, donc ne parviennent pas à appliquer leurs compétences. Un enseignant peut donc étendre ses compétences linguistiques en aidant une startup à satisfaire ses besoins de copyrighting.

Pour un pays luttant pour trouver ses marques économiques, un grand nombre d’opportunités peuvent être débloquées sur ce modèle. D’autre part, l’expérience a montré que sans la confiance, le modèle est inutile. Par conséquent, pour tout entrepreneur désireux de déployer cette plate-forme de collaboration, la compréhension des lois locales et la mise en sécurité sur le lieu ou des mesures d’assurance sont importantes à prendre en compte. C’est une chose de gagner une commission, mais il doit y avoir une diligence raisonnable et claire concernant la politique de règlement des différends pour faciliter le processus.

2 réflexions sur “La consommation collaborative : ce nouveau modèle pourra-t-il séduire l’Afrique ?

  1. Bonjour, bon article!
    Je voulais réagir à votre billet en partageant l’adresse du blog de la consommation collaborative http://consocollaborative.com et une émission : http://dai.ly/AoSiGo. De bonnes adresses pour ceux qui s’y intéressent. Une page facebook qui commence à faire parler d’elle : « Le changement par la consommation ». Voilà en espérant avoir apporté du nouveau🙂

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