Développer l’économie numérique au Sénégal

Promouvoir l’entrepreneuriat est si vital pour une nation qui aspire à maintenir son niveau de développement économique et à booster littéralement la croissance de l’emploi à un niveau sain.

Bien que d’énormes avancées ont été faites ces dernières années, il me semble que notre pays, le Sénégal, n’a toujours pas cerné les enjeux actuels de l’Entrepreneuriat et de l’innovation technologique, en particulier dans un contexte marqué par la mondialisation et l’économie fondée sur la connaissance.

En effet, je suis d’accord que l’utilité et la nécessité de promouvoir cette fibre entrepreneuriale commencent à être reconnues par les pouvoirs publiques (GEW Sénégal en est un exemple); mais l’État sénégalais peine toujours à organiser un véritable marché financier pour le secteur… Et c’est là que le bas blesse : au Sénégal, l’entrepreneuriat dans l’économie numérique est confronté au défi de son financement !

Ceci est important, car après deux décennies de changement radical dans nos modes de vie grâce à Internet et aux TIC, l’économie numérique est devenue, sans surprise, le nouveau levier de croissance pour nos pays en voie de développement. Et l’entrepreneuriat, dans son approche créatrice de valeur, pourrait y jouer un rôle crucial, pouvant même impacter sur l’état de l’existence d’une nation dans l’économie mondialisée.

Alors, dans ce contexte, la question est de savoir comment des économies en voie de développement comme celle du Sénégal peuvent-elles saisir les opportunités liées aux TIC pour redéfinir leur modèle de développement et mieux s’intégrer dans l’économie mondialisée ?

La réponse à cette question équivaudra à se lancer le défi de comprendre en quoi la diffusion et l’appropriation des TIC par les entreprises et les populations du pays peuvent-elles constituer un facteur d’attractivité économique, de croissance et d’ancrage des connaissances.

D’un pays à l’autre, d’une région à une autre, le niveau de financement des entreprises ainsi que la promotion des investissements peuvent varier fortement. Mais au vu de notre potentiel dans ce secteur en terme de ressources humaines et de position stratégique, l’on peut mieux faire dans ce domaine.

Voilà, le défi est lancé et ça incombe en premier aux pouvoirs publics de le relever, en songeant justement à prôner l’entrepreneuriat des jeunes dans sa globalité, à travers des actions concrètes et une plus grande implication via une aide au financement adapté. Pour nous autres, entrepreneurs et porteurs de projets sénégalais, la clé sera d’innover, encore innover et toujours innover : faire face à la concurrence mondialisée pour créer, autour des technologies numériques, une dynamique de croissance réellement autonome et adaptée aux besoins des consommateurs et entreprises africaines, et non pas uniquement dédiée à la sous-traitance.

Voilà ce qui doit être notre crédo pour se positionner en véritable challenger et égaler les performances de la Tunisie, un exemple à notre portée. Il s’agira également de définir des modèles d’affaires spécifiques, qui tiennent compte des comportements de production et de consommation propres à nos pays et qui ne cherchent pas à simplement répliquer les modèles d’affaires mis en place dans les pays développés. Car faut le dire, je n’ai jamais été adepte du transfert de succès !

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