Applications mobiles à la sauce africaine : c’est pas demain la veille !

Iphone africaiOs, Android, Windows Mobile, RIM , Bada,… Que celui qui n’a jamais entendu ces noms me jette la première pierre ! lol

Eh oui, je suis prêt à m’accroupir et encaisser parce qu’on sait tous quelle place occupent ces différents noms dans l’échiquier des technologies numériques. On les appelle des plateformes mobiles, en d’autres termes des systèmes d’exploitation mobiles qui sont à la base de tous ces nouveaux appareils intelligents qu’on aime bien acquérir tels que les Smartphones et tablettes tactiles et de toutes les applications mobiles à caractère ludique ou professionnel au service des utilisateurs du monde entier.

De nos jours, l’Internet connaît un bouleversement radical dans le monde : l’accès classique au web via des ordinateurs de bureau et portables n’est plus seulement complété, mais de plus en plus remplacé par l’usage de ces dispositifs mobiles beaucoup plus adaptés. Toutes les études récentes et les rapports sur les tendances à propos du développement d’Internet s’accordent même à dire que l’Internet mobile est celui du futur.

Alors, par rapport à toutes ces visions faites en faveur du mobile, je me suis demandé quel peut être le rôle de l’Afrique dans ce marché qui grandit vite et comment nous africains pouvons avoir une place là dedans, bien que nous ayons déjà accusé du retard ?

sénégalC’est ainsi que j’ai pu lire aujourd’hui un article sur sénéweb qui parle du sujet. En effet, la firme finlandaise Nokia veut investir le marché sénégalais des applications locales et ce n’est que le début martèle son manager, Ludovic Falcou.

Entre nous, je dirais que c’est une initiative à saluer mais également ne nous voilons pas la face très tôt. C’est bien qu’une firme de la trempe de Nokia ait pris l’initiative mais il faut savoir que dans ce secteur, ça bouge très vite et beaucoup de facteurs peuvent influencer son développement dans un pays, l’investissement venant des firmes ne suffit pas. D’ailleurs, ce n’est pas la première initiative qui a été lancé au Sénégal, Google a eu à participer à sa manière au réveil du secteur.

Et malgré tout cet enthousiasme, ça bloque quelque part. La part de marché des applications mobiles africaines dans le secteur n’arrive pas à décoller et pourtant, tout porte à penser le contraire : des enquêtes sur les usages du téléphone mobile en Afrique montrent que les africains, avec une importante base d’abonnés mobiles, utilisent de plus en plus leur portable pour des activités qui ne sont pas liées à la téléphonie.

Alors, il faut dire que le marché existe bel et bien et la demande est assez croissante pour larguer les amarres. C’est l’offre en applications adaptées à nos réalités qui grince les dents par manque de volonté et de créativité. Dans un secteur où chacun peut se lancer à son propre compte et avec de petits moyens, je ne trouve pas que le pardon nous sera accordé par les générations futures d’africains si l’on ne réduit pas le fossé qui nous sépare des autres bien en route vers le futur.

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